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  •     mon atelier

           

            

           Un atelier de gravure doit être assez grand, bien éclairé mais protégé

           des rayons du soleil, aéré, avec de grands plans de travail ( prépara-

           tion du papier, préparation des encres, essuyage des plaques, etc...)

           Un évier inox avec eau chaude et eau froide est quasiment indispen-

           sable. Beaucoup de tiroirs en tous formats, des rangements facile-

           ment accessibles : ordre et méthode sont nécessaires.

            

            Mes supports sont des plaques de cuivre ou de zinc.

            Pour l'eau-forte, j'utilise l'acide nitrique, parfois le perchlorure de fer

            Les techniques employées le plus souvent sont : l'eau-forte, l'aquatinte, la manière noire

            Les encres spéciales taille-douce sont les encres Charbonnel 

            Le papier blanc naturel, fabriqué sans acide, est du Hahnmühle Moulin du Coq 300g/m²

 

 

  • les principales techniques de gravure

       

gravure en relief :  - la xylographie

                                 - la linogravure

                                 - la gravure sur métal  

gravure en creux

                                - procédés manuels :     - le burin

                                                                         - la pointe sèche

                                                                         - le berceau

                                                                         - la roulette

                               - procédés chimiques :  - l'eau-forte

                                                                        - le verni mou

                                                                        - l'aquatinte

                                                                       - l'encre au sucre

lithographie

sérigraphie

 

la gravure en taille-douce

La gravure en taille-douce est ce qui permet de laisser sur un feuille de papier l'empreinte d'un dessin obtenu sur une plaque de métal creuse et encrée. La taille-douce se distingue donc de la taille d'épargne qui laisse le dessin en relief sur le bois ou le métal.

La gravure en taille-douce suppose donc 2 étapes bien distinctes : la gravure en taille-douce sur métal, l'impression en taille-douce. Cette dernière étape nécessite de posséder un atelier assez vaste, une presse à taille-douce performante, un jeu varié d'encres spéciales assez onéreuses, une réserve de papier du genre vélin d'Arches.

De nos jours, le plus souvent, le graveur est aussi l'imprimeur, ce qui exige "coup d'oeil" (pour le traitement des couleurs) et "coup de main" (pour l'essuyage).

 

l'eau-forte

La plaque de métal, dégraissée, est recouverte, recto et verso, d'un vernis au moyen d'un pinceau ou d'un tampon ou d'un rouleau. Quand le vernis est sec, avec une pointe, on dessine sur la plaque : la pointe enlève le vernis pour dégager un trait.

                                    

Quand le dessin est terminé, on plonge la plaque dans un bain d'acide (acide nitrique ou perchlorure de fer) : c'est la morsure. On peut corriger les traits avec des retouches de vernis, et procéder à plusieurs morsures pour forcer plus ou moins les traits.

L'eau-forte exige un matériel assez important, un local aéré, des mesures de sécurité. Le procédé peut être long, complexe, à la limite d'une "cuisine" artisanale, mais est riche de possibilités. La difficulté de l'eau-forte réside dans l'appréciation incertaine des temps successifs des morsures, en fonction de la température ambiante, de la "force" du mordant.

 

la pointe sèche

On grave la plaque de métal (cuivre ou zinc) directement, sans l'intervention d'un acide, avec une pointe d'acier. On appuie plus ou moins fort pour entamer le métal, selon la force recherchée du trait. C'est le procédé le plus simple, celui qui se rapproche le plus du dessin et qui permet rapidité et spontanéité.

                                    

On peut corriger et même effacer un trait avec le brunissoir et le grattoir.

Particularité de la pointe sèche : en pénétrant dans le métal, elle fait apparaître, de part et d'autre, un bourrelet de métal, appelé barbe. A l'impression, en retenant irrégulièrement de l'encre, la barbe ajoute au trait un aspect velouté souvent bienvenu.

l'aquatinte

Procédé proche de l'eau-forte car attaque également le métal sur des parties dégarnies de la protection du vernis. Mais le but n'est plus d'obtenir des traits, mais des surfaces plus ou moins grainées donnant l'impression de volumes. Pour cela, on recouvre la plaque de grains de résine que l'on fait adhérer en chauffant la plaque. Dans le bac d'acide, le mordant va attaquer le métal entre les grains de résine.

                                         

Ainsi, plus les grains seront denses, moins l'acide mordra le métal, plus la surface sera claire à l'impression. Et inversement.

L'aquatinte est souvent un utile complément aux tailles d'une eau-forte à la pointe. La difficulté réside dans la répartition des grains sur la plaque, dans la fixation des grains par chauffage de la plaque, dans l'appréciation des temps de morsures.

la manière noire

La plaque de cuivre est d'abord grainée en tous sens par un instrument appelé le berceau dont les multiples pointes d'acier pénètrent dans le métal grâce à une forte pression et un mouvement de balancier du poignet. Les trous et barbes retiendront l'encre pour donner un ton velouté et chaud caractéristique.

                                                      

Le dessin sur la surface grainée fait utiliser le brunissoir. Par une pression bien dosée, le brunissoir arase plus ou moins les aspérités du métal, ce qui donnera des tons plus ou moins clairs à l'impression. Les parties intactes, non arasées, donneront les tons très sombres et profonds.

Le "pensum" du procédé est le temps et l'énergie consacrés au berçage de la plaque : une dizaine d'heures pour une plaque de 15cm x 20 cm.

 

l'impression en taille-douce

En raison de sa complexité et de la minutie requise, l'impression en taille-douce peut être considérée comme un artisanat d'art. Pendant longtemps, l'imprimeur taille-doucier (ou pressier) occupa une position subalterne par rapport au graveur qui, lui, était l'artiste. Et pourtant...

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, c'est bien souvent le graveur qui imprime lui-même ses estampes. L'impression en taille-douce est faite de multiples étapes qui ont toutes leur importance.

la préparation du papier

 - les sortes de papier les plus couramment utilisées sont le Jésus (56 x 72 cm) et le Raisin (50 x 65 cm). Les grammages doivent être au minimum de 250 gr/m². Ce sont des papiers fabriqués à partir de chiffons de coton, dits vélins à cause de leur aspect lisse

- le trempage : le papier, mis au format de tirage, est immergé dans une cuve d'eau très propre au moins une demi-heure avant utilisation

- l'essuyage : il faut enlever l'excédent d'eau ou bien en mettant le papier entre 2 buvards ou bien en le frottant légèrement avec un chiffon absorbant propre et sec. Le papier devient plus souple et apte à descendre chercher l'encre au fond des tailles

- le brossage : frotter le papier humide avec une brosse douce pour enlever les petites peluches, pour uniformiser la surface du papier. La feuille de papier est toujours maniée avec 2 mitaines.

la préparation des encres

- les différentes encres sont déposées au couteau sur une plaque de verre, toujours dans le même ordre, pour bien les distinguer

 

                                                    

 

- selon les couleurs et les fabricants, les encres ont des viscosités différentes. Une encre trop liquide sera mal retenue dans les tailles et risque de baver à l'essuyage de la plaque. Une encre compacte pénétrera mal dans les tailles. La bonne viscosité se repère au "claquement de langue" que fait une encre malaxée avec un couteau souple.

l'encrage

L'idéal, surtout pour les grandes plaques, est de posséder une table d'encrage légèrement et régulièrement chauffée, sur laquelle est posée la plaque, pour que l'encre soit fluide et pénètre bien dans les tailles. 

L'encre peut être appliquée au rouleau, au tampon de cuir ou à la poupée. Le rouleau, de bonne qualité, doit être passé dans tous les sens et fortement; il est à déconseiller si la plaque n'est pas parfaitement plane.

Avec le tampon de cuir, il faut appuyer fortement avec un mouvement de balancier. Le risque est d'appuyer moins fortement sur les bords de la plaque.

La poupée est une pièce de tarlatane, pliée et repliée autour de l'index. L'avantage est de pouvoir placer différentes couleurs côte à côte sur la plaque.

l'essuyage

Il consiste à enlever l'excédent d'encre

- d'abord avec la tarlatane : c'est une mousseline qui a été imprégnée d'amidon, à plus ou moins fortes doses. Il est intéressant de posséder des tarlatanes plus ou moins amidonnées. Les plus fortement amidonnées pour le début de l'essuyage, les plus faiblement amidonnées pour la fin. On peut "casser" la raideur des tarlatanes amidonnées en les étirant par les diagonales. On met la tarlatane en boule, en préservant une surface sans pli pour le contact avec la plaque. On frotte légèrement la plaque avec des mouvements circulaires. Dans la progression de l'essuyage, on veille à utiliser des tarlatanes de plus en plus propres

- ensuite avec le papier-journal, qui retient assez bien l'encre excédentaire et qui permet d'insister sur les parties qui devront rester très claires. Les carrés de papier-journal essuient également avec des mouvements circulaires, en appuyant légèrement avec les trois doigts médians de la main

                                                         

- enfin avec la paume pour ôter le léger film d'encre, presque imperceptible, qui reste sur la plaque. Essuyer régulièrement cette paume sur le tablier. Pour assécher la paume et la garder propre, la passer de temps à autre sur un bloc de blanc de Meudon ou d'Espagne.

                                                        

- essuyage des biseaux : enlever l'encre déposée sur les biseaux en passant un chiffon très doux entortillé autour du pouce. Veiller à ce que ce chiffon ne vienne pas essuyer le dessus de la plaque encrée.

la presse

La presse est l'outil primordial de l'imprimeur en taille douce : il faudrait y consacrer un chapitre entier. Le pressier règle la pression de sa machine, selon la taille et l'épaisseur des plaques, selon la nature et l'état de la "charge" ( les langes + les feutres). Ainsi, en allant de la plaque d'acier de la presse jusqu'au rouleau supérieur, on aura successivement : la plaque gravée et encrée, le papier d'estampe, les feutres, les langes.

                                                    

Positionnement de la plaque et du papier : des repères peuvent être tracés au feutre indélébile sur la plaque d'acier ou sur une plaque fine de zinc intermédiaire ou sur une grande feuille de papier ordinaire correspondant au format du papier d'estampe. On prévoira des marges égales à droite et à gauche, une marge du bas plus importante que la marge du haut.

Lorsque la presse est actionnée par cabestan ou volant, le mouvement de translation devra se faire régulièrement, sans à-coup, surtout sans pause.

 

la bibliographie de base de mon atelier

 

André Béguin            Dictionnaire technique de l'estampe        ed. André Béguin       1998

Jean-E. Bersier         La gravure                                             ed. Berger-Levrault    1980

John Dawson           Graver et imprimer                                 ed. Bordas                 1983

J.M. Billard              La gravure en taille-douce                      ed. Dessain et Tolra   1985

Nicole Lebourg        Cours de gravure                                   ed. de Vecchi            1997

Judy Martin              Gravure et impression                            ed. Eyrolles                2001

M. Cristina               La gravure                                             ed. Solar                   2004

Catafal et Oliva        La gravure                                             ed. Gründ                  2004

 

                                             

                                                              

 

                                                                                                                                                   

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